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Les récits
![]() Retour à la liste LES PASSAGES COUVERTS A PARIS - 29/01/2000 Organisée par Annie et Jean-Marie – 24 Participants Le samedi 29 janvier 2000, les Amis de la Nature partirent à la découverte de quelques passages… couverts de Paris à l’invitation de deux d’entre eux, Annie et Jean-Marie.
Nés à la fin du XVIII éme siècle, les passages couverts parisiens se nichèrent dans un tissu urbain hérité du Moyen Age(ruelles tortueuses) où de la monarchie(places royales). La nouveauté du genre tenait à la concentration de plusieurs fonctions dans la même forme : le passage était un raccourci couvert, à l’abri des intempéries, il tenait du souk et du salon ; c’était, encore, une rue s’inscrivant dans un ensemble. Indices de l’affirmation grandissante de la bourgeoisie commerçante parisienne, les percements des passages signifièrent une rupture urbanistique radicale, offrant de nouveaux modes de consommation et de cheminement. En un mot, les passages étaient alors aussi révolutionnaires qu’ils peuvent paraître rétro aujourd’hui. Découvrir les passages couverts peut sembler incongru : cette flânerie paraît aux antipodes de la vie moderne marquée par la vitesse et le bruit. Ici, il s’agit au contraire, d’une rupture radicale, d’une déambulation rêveuse dans Paris. Chaque passage possède son ambiance propre, sa personnalité, liées à son histoire, à l’implantation de telle ou telle communauté, à la fréquentation passée ou actuelle des lieux. Depuis une dizaine d’années, les passages jouissent d’une rénovation alors qu’ils étaient laissés à l’abandon. Pourtant, certaines galeries, comme le passage de Brady, n’ont pas cette chance et continuent, malgré une fréquentation intense, à se dégrader ; d’autres sont étouffées(comme le passage du Caire) avec l’appropriation monofonctionnelle des grossistes en vêtements. Anecdote : Lors de notre passage dans une des rues chaudes de Paris(la rue St Denis) nous avons perdu notre ami Gaston. S’est-il laissé tenté par une belle de jour ? S’est-il égaré dans un de ces peep-shoh qui fleurissent un peu partout ? Ou avait-il simplement mal aux pieds ? chi lo sa ! ! |
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